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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 17:49

Le surlendemain, marche interlope, lune de guerre, l'érudition est morte. On vomit de force, on s'expose comme cru, on a grand trajet. Nous surprend et nous fascine une pleine lune d'orichalque en fusion, que je sacrifie à notre flambeau formidable, O mon Antinea !

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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 13:29

Un combat "gagné" ? Mémoires de guerre... Curieux tribunal où nous convoquent nos ancêtres, très peu généalogiques, et nous très gênés. On nous condamne, une fatwa mais comme d'un intérieur, et on ne pourra attendre aucun autre justicier que nous-mêmes... Nous posons nous-mêmes accusations, questions, nous ne savons pas les sentences, hier interdites, ces ancêtres-là étaient dits héros, ils râlent encore dans les clubs qui pourtant les snobaient, ces soldats perdus. Explorations, colonisation, tourisme. Des rêves d'éveil, des levées de répression, des crimes. Toutes les partitions d'Empires laissent les mémoires à vif; aujourd'hui l'Asie semble snober nos querelles de religions du livre, elle gratecielle, elle s'envole, elle persiste, elle se crée. Le roman, lui, est toujours blasphématoire, nous avons ce devoir de blasphème, sus aux armées comme aux religions, le papier se conserve étonnamment longtemps, étonnamment blanc et épais, le papier fut Asie avant Occident. Les feuilles un jour se touchèrent. La littérature encore augmente l'être. Combat la rumeur. Fait retour. Valide notre chute.

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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 14:16

Christine Angot ne sent qu'un puits à sec sous la surface chez Houellebecq, et pas le réel d'un noir de source; la littérature travaille sans passer par l'opinion, mais pas dans cette recherche de l'humiliation de l'humain (de la perte d'ipséité), poursuit-elle. La peur est creuse, la littérature lien. Inchoativité: quand un texte, un dialogue, une rencontre semble exiger de la part du lecteur ou de l'auditeur une ténacité intellectuelle presque supérieure à celle de son créateur. Son oeuvre la plus récente était un concert atonal pour piano, inspiré d'un relevé statistique des accidents de montgolfière (N. Beauman, L'accident de téléportation). Franges, limites, asymptotes ? Ou ce troisième de la vie, de l'amour ? (cette fascination de l'espace sous la courbe, intégration, quand on "sent" le symbole impossible à calculer). Le texte, le symbole, n'est qu'un random de la mathématique. Psychanalyse: restituer tout l'empan de la vie, que masque l'enchaînement des jours.

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 12:21

Nous sommes les oiseaux de la seconde aurore, et nombreux maintenant, leur chant est beau encore, leur variété est moindre déjà, parfois traîne un monotone, mais soudain nous sourions aux trilles et aux couleurs et au multiple d'un tout-à-l'heure, d'un chant de joie mosaïque, qui se jouait de la fenêtre.

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 13:28

Se forcer à une lecture sans césure serait certainement apte à déclencher la psychose. Alors, on fera toujours des aller-retours, des entre-la-montagne-et-la-vallée, entre la ville et la brousse. Une danse, et l'artiste est un homme; une vie entière au service d'une théorie peut s'écrouler dans un accélérateur de particules, mais dans la montagne, entre l'humus qui croît et la canopée que l'on sait, on a toujours la masse attendue. Et quand on redescend dans la vallée, on franchit forcément le Lethe, et on se suit, à nouveau, à la lettre. On évolue, forcément, vers l'orgasme, même quand l'autre se cache, disparaît, dans les yeux gris tout disparaît; l'orgasme nécessite douze cycles respiratoires, et le dernier banda. On a besoin, pour voyager, de la mémoire active de tous ceux avec qui on s'est liés, et d'autres encore, qui surgissent des livres. Lire, c'est se guider dans cette faille présente.

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 18:19

La troisième île, de Fredrik Sjöberg: je suis chez moi à 1/10 en titre. Un vrai réacteur, tout le reste ne fait qu'y passer; nous sommes, idéalement, une tuyère, ce moteur parfait qui s'ouvre au vent du dehors comme au combustible du dedans, tube a-digestif puisqu'il fait mouvement vers l'éther de tout ce qu'il carbure. C'est en cet intérieur-là que se tord le néant de la théorie des pères, allant vers les pairs. Y flotte - en son absence pourtant - comme quelque chose de l'odeur du haschich, qui porte plus que celle de l'insecticide généalogique. Un au-delà aussi des sphères toxicophères, où flirtent, tout à leur évasion, mimétiques, quelques syrphes.

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 16:33

Castor, de Mohammed Hasan Alwan: comment échapper par l'humour à la société devenue ville, et hypercontrainte, de l'islam: une rivière ! Comme un retour nomade qui n'est pas régression, où la femme est née de cette nature sans raison, où rien ne vient empêcher la soif de grandir, où la frénésie du paraître - aujourd'hui érigée en standard et en lutte aride - ne fait plus sens. Dans cette nature retrouvée où l'homme ne s'entête plus à chercher une rive, l'amour apparaît comme un dévouement presque poétique au monde, une exploration de la liberté par ceux qui osent se souvenir qu'ils viennent de la terre.

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 20:18

A-t-on vraiment commis l'acte odieux qui nous a coupés de nos anciens amis ? Ce cadavre fuit sur le rond-point exista-t-il ? Toutes les heures blessent, la dernière ne tue pas ; c'est cette bascule commune, vers l'arrière, de notre disque-sphère au « coucher » du soleil en bord de mer, qui rend compte physiquement, nos bosons obligent, de ce solidaire entre les êtres attachés à cette masse, sentiment de bascule commune et confiante qui rend vaine aussi toute haine, si superficielle, à l'échelle de cet ensemble énorme, engagé, obligé.

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 09:42

Y a-t-il des espaces fidèles ? Ne sont-ce que des cryptes ? Et que nous disent-elles ? Ou: qu'y trouve-t-on ? Et: quel est ce que ? Le monde qu'est l'être aimé qui m'a ouvert, la blessure amoureuse, cette faille du Primordial, cette Prière d'insérer, ce désir de Littérature, cette fountain-pain. Psychopathologie du Primordial: 1. L'Amour. 2. Le camp. 2. L'amour. 1. Le camp. Un cyclique de mémoire qui nous relie de ses arrachements.   

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 15:30

La mort des proches est comme une émancipation, le deuil comme un privilège dont on jouit. L'écriture peut naître en ce présent-là, si quelqu'un ou quelque chose y affirme, y révèle, qu'il y a quelque part certaines personnes tout aussi équipées d'un cerveau et de tripes mais qui sont autres que tes parents, dans un là où il ne faut  pas lutter, contraint, à coïncider avec un soi-même de frontières. Alors, on survole, on respire entre, on voyage par-delà, les cerveaux ouverts enfin à tous les vents ... Folie collective ? Plus nette que celle de la guerre des hommes ? Que faire d'autre sous les bombardements, sinon que de fuir et de retrouver son soleil parallèle ? C'est encore bien une mère qui vous accueille, mais on sera passé, par quelques mots infiltrés au-delà de la caillasse pour gagner une veine de compost, germer sur un lit de poussière balayée au vent-paille du soleil: nous y gagnons notre capacité à fabuler, tandis que les femmes, elles, se préservent du pouvoir par leur pensée même, originaires et non corrompues, s'épargnant cette folie, sauvages, crues, et fières de leurs seins.

 

On n'identifie pas nettement le drame, on s'interroge, on se torture, on culpabilise d'un pas de guerre, d'un pas de crime, alors qu'elle est bien là, la déchirure première, balcon de tous les orchestres rouges, bascule de la vie intra-utérine en cette vie extra-terrestre. Tous parmi les survivants, et contraints au voyage, à l'écran plat de la ville-état qui nous autorise à le ré-écrire, ce drame de chacun de nous et de la perte, qui détoure les mots, et que le langage gagne un jour par la faille. Pourquoi chercher encore en aval une métaphore de son traumatisme ? "La crypte sous la chapelle est notre chrysalide", se décharge l'aide-soignante; la mémoire des catastrophes est  la seule à édifier une véritable communauté, l'homme est par la mémoire de sa perte, beaucoup plus que par une quelconque réflexivité de sa pensée. Car la chute est bien plus que simple pas-de-côté. Après, la guerre est éternelle; demandez plutôt aux hommes ce qu'ils pensent des pierres.

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